2013 Trail Droue

Un p’tit 30 bornes près de chez nous,

            Pas de lézard, il faut y aller : le parcours est sympa mais pas si facile que ça. Bon cela reste une petite distance. C’est le moment de travailler la vitesse !

             L’année dernière, je suivais un plan très simple : A fond dès le départ. Dans le rouge tout de suite. J’avais tenu une bonne dizaine de kilomètres. La dernière partie je l’avais terminé en gérant des crampounettes et les quelques calories qui me restaient. Je finis 18ème en 3 heures 4 minutes et 8 secondes derrière mon Sébastien 2 heures 58 minutes et 33 secondes.

            Cette année j’ai décidé d’être sage. Je compte partir à vitesse modérée. Rester dans le vert dans la première partie de la course. Après, lâcher les chevaux qui restent dans le bonhomme.

            Nous nous plaçons sur le stade. Ce soir la température est presque parfaite : il fait frais sans plus. J’opte pour une tenue légère. Mesdames inutile de vous jeter sur les photos, je ne suis pas près de faire la couverture des magasines de mode ! De toute façon il n’y a rien à voir… Donc je suis en tee-shirt manches courtes avec des manchons pour me protéger de la fraicheur de la nuit. Le style est plus sport… Pour les accrocs de l’esthétisme ! Allez, mater un peu les photos ! Personnellement je recherche une meilleure ventilation du corps : L’air peut pénétrer sous le vêtement et ainsi assécher votre tee-shirt. Un tee-shirt mouillé, échauffe peut-être les esprits sur la plage, mais dans la nuit de la forêt il conduit le froid. Donc à chacun ses sensations.

            Je me place avec Didier et Xavier. Ce dernier tient son os pour le transmettre à Anne-Ingrid. Tous les deux font le 30 kilomètres en relais. Pan. Le départ est donné. Nous nous élançons tous les trois. Très rapidement Didier et moi-même sommes dépassés par deux mains. Xavier vient de réaliser un plongeon : La boue excite aussi parfois les sens. Il se relève rapidement. La course est lancée. Le niveau de décibel est relativement fort. Les poumons sont dans l’orange. Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais démarrer calmement. J’ai mon repère : Didier, plus rapide que moi, je ne dois pas le doubler mais plutôt le laisser filer lentement pour pouvoir terminer sans crampounette. A mon tour de rejoindre l’humus ; Dans un virage à droite la baskette gauche perd le nord. Je me retrouve sur le flanc. Aussi vite parti, aussi vite relevé. Quelques instants plus tard je le double. Je suis fou ! Une erreur d’aiguillage en bas de Droue sur Drouette. Et pourtant le signaleur a bien dit : « Le 30 à gauche. Le 7 à droite ». Les coureurs qui sont devant moi partent sur la droite. Je les suis ! Quel imbécile. Didier me rappelle. Faut freiner et faire demi-tour. Je me retrouve derrière Didier ; C’est mieux ainsi. Je le laisse filer. Une ligne droite survient. Je ne le vois plus.

            Le terrain devient de plus en plus humide : Les mares de boue se partagent le chemin avec les mares d’eau. Le trail se durcit… j’avais dit à Didier : « Inutile de réfléchir. Vu les conditions, il ne faut pas prendre de gant. Il faut aller tout droit ». La boue, oui, pas de détour. Par contre les mares d’eau, je les contourne : Il y a trop d’incertitude quant à l’appui de nos baskettes. Les conditions de course me sont plutôt favorables : La danse de nos pieds à chaque contact avec le sol boueux va en tuer plus d’un. Je ne subis pas le terrain ; C’est le métier qui est rentré. Les trails accrochent très honorablement avec des adducteurs qui tiennent le cap.

            Le ravitaillement approche. J’y retrouve Anne-Ingrid : Elle attend sa moitié, Xavier. Didier est là. Il se ravitaille. A mon tour de remplir ma panse. Nous repartons ensemble. Les démarrages sont toujours durs : Les jambes apprécient toujours les arrêts et ont tendance à s’engourdir un peu. Petit à petit, le rythme revient. De nouveau la boue réapparait au milieu d’ornières gavées d’eau. Je descends d’un cran ma vitesse pour ces passages : Il ne s’agit pas de faire une sortie de chemin ; A côté, les champs regorgent d’humidité ! Dans un de ces chemins je me fais doubler par un relayeur ou plutôt enrhumer ! En v’là un que je ne suis pas prêt de revoir. Puis c’est au tour d’un couple de relayeurs de me doubler. Ceux-ci vont bien moins vite. Au vu du terrain, je vais surement les rattraper. La boue devrait les user.

            C’est un parcours bien étudié. Il manque, à mon goût, quelques côtes dans la deuxième partie mais on ne peut pas dire que la région soit bien montagneuse. Et puis les grandes lignes droites permettent de soulager nos organismes. Même sur un trente kilomètres, cela fait toujours du bien ! On retrouve le chemin pris par l’ancien 15km d’Emancé. La maison n’est plus bien loin. J’y retrouve mes deux relayeurs. La boue a fait son travail. Je les double malgré une alerte « crampounette ». Dans les petits sentiers qui longent les habitations, je fais passer la crispation de mon mollet gauche en mollissant sur la vitesse. Je suis parti un poil trop vite. La fin se termine en vrai trail : monotrace qui serpente, monte et descend. Très agréable. La sono de l’arrivée se fait entendre. Encore quelques petites difficultés à passer. Et… L’arche d’arrivée se dévoile. Un dernier virage. Une dernière accélération. Le chrono tombe. 3 minutes de moins que l’année dernière. Il ne me reste plus qu’à viser les moins de trois heures pour 2014.

A bientôt

JMichel

 Trail 7km sur 95 arrivants

7ème    CLEMENT Sébastien         00:41:31        SE  M

Relais 13+17km sur 15 équipes

6ème    LES P´TITES FOULÉES   03:07:15        DALLON Xavier       00:57:40

PILLET Ann-Ingrid    02:09:35

Trail 30km (dénivelé 680mètres) sur 102 arrivants

20ème  BAUD Jean-Michel              03:01:31        V2  M

27ème  CLAIRAMBAUD Didier       03:12:18        V1  M