Emancé 2010

Jean-Michel :
"Samedi soir en fin de soirée je me laisse tenter par le 15 km d’Emancé (au début je viens vous voir, à la fin la garde se relâche et je viens courir avec vous). Je connais le parcours : 2 fois la côte de Sauvage à monter et le final se termine avec un petit dénivelé positif. Un peu gêné aux entournures, cela risque de faire un peu léger comme préparation pour mon  trail  breton. M’enfin, je m’adapterai à la situation.

Dimanche 25 Avril, j’arrive sur le parking : personne ! Non ce n’est pas bizarre, il est un peu plus de 5h30. Je me prépare  puis pars pour mon échauffement : il est pile poil 6h00. Je me dirige tranquillement vers la côte de Sauvage et arrive au pied de la côte 10mn plus tard ; 10mn pour faire un peu moins de 2 km, voilà un échauffement bien maîtrisé (il ne faut jamais brusquer la mécanique. Didier vous le dira un échauffement cela doit être très progressif).  Bon je monte la côte mais après que vais-je pouvoir faire jusqu’à 9h00 !?! La décision est très rapidement prise ; je vais monter et descendre cette côte pendant  2 heures/2 heures 30. Après ça la mécanique devrait être chaude ! Sous les chants des oiseaux, mes mollets prennent leur vitesse de croisière : une montée + une descente = 4mn et 20s. La séance va durer un peu plus de 2 heures ce qui m’aura permis de monter cette sauvage une trentaine de fois environ. Je termine mon échauffement sur la première boucle de la course. Il est 9h00, je cours … m’inscrire.

Un petit échauffement avec les copains : faudrait pas se refroidir !  Une petite photo avant de partir. Je laisse les gazelles devant et vais me placer derrière en compagnie d’Anne-Ingrid.

Pan ! C’est parti, Je vois Anne-Ingrid partir. Bon ne nous affolons pas, il y a la côte et je ne sais pas comment vont réagir mes jambes. Le premier kilomètre est avalé en 4mn et 37s (13km/h). Tiens cela me change de mes trails,  je cours en surveillant le chrono ! Je rattrape Thierry : il  accompagne tranquillement un de ses collègues et ça discute sévère. Je vois notre Président faire les bordures : je fais de même car les bas côtés sont plus souples que le bitume et c’est donc moins traumatisant. C’est qu’il a du métier notre Président. Arrive la côte, je la monte en compagnie d’Anne-Ingrid. Le Président est juste devant nous. Mes jambes ont l’air d’être nickel. Une petite accélération pour aller faire un petit coucou à notre Président. Les jambes déroulent. En haut de la côte, la foulée se fait incisive, elle s’allonge. Je ne sais pas pendant combien de temps cela va durer mais profitons en !  A chaque ravitaillement, je bois un verre d’eau et un autre est versé sur la tête (il faut éviter les surchauffes et aussi de trop boire). Arrive la descente, j’en profite pour manger une barre énergétique. Je suis doublé par notre Président qui, à son tour, me fait un petit coucou ; Il aime les descentes. Je le garde en point de mire : c’est devenu mon lièvre. Enfin la côte de Sauvage (à chacun ses plaisirs !) et je rattrape notre Président pour la 2ème fois. Les jambes déroulent toujours. Mais au 11ème kilomètre les jambes commencent à marquer le pas ! Entre le 11ème et 12ème kilomètre, Thierry me rattrape. Je lui concède que mes jambes commencent à devenir lourdes. Il sourit et me répond qu’il y a tout de même une justice ! Pendant quelques secondes, je tente de lui emboîter le pas. Mais mon cerveau cri : t’es pas un peu fada, tu veux mourir ! Donc la sagesse et mon état me poussent à ralentir et reprendre une petite bouffée d’air. La descente revient et hop une autre barre énergétique. Je vois apparaître le panneau 13km au bout d’une heure de course mais pas de notre Président à l’horizon. Bon, arrive la côte finale. Je l’aborde au mental : je suis cuit mais je la monte. En haut, j’entends des cris. Que dis-je des hurlements. Les petites foulées du 5km sont là et m’encourage : « Allez Jean-Michel ! ». Cet enthousiasme me redonne du tonus. Et, dans la dernière ligne droite, encore des petites foulées pour recharger mes batteries. Grâce à elles je finis le 15km  sur un sprint poussif certes mais sprint tout de même !

Merci aux petites foulées pour cette chaleureuse matinée."

Didier :
"Avec Ingrid, nous sommes partis d'Epernon en Vélo. Ce qui nous a fait un petit échauffement en pédalant sur 5km.
Puis ensuite la course à 10h pour les 15kms. Avec Joël, on devait partir à allure moyenne. On s'aperçoit du temps au 1er kilo, 3'36" "Ah quand même".
Je laisse passer la 1ère côte de Sauvage. Une allure pas trop mal, mais sensation moyenne. Puis au fur et à mesure des kilomètres, je me sentais de mieux
en mieux. Après la 2ème côte de Sauvage, j'ai pu accélérer au 10ème kilo et finir très bien en 58'41" soit un peu plus de 15km/h."

Thierry
:
"Cette course, je la faisais en préparation du marathon du Mt St Michel (2 semaines plus tard) donc à faire plutôt cool. Parti d'Epernon également à vélo (comme l'année dernière) histoire de s'échauffer à l'aller et de récupérer au retour...et c'est mieux pour la planète (n'est ce pas Ingrid ?). La première boucle, je la fais très largement en dessous et j'accélère progressivement sur la seconde en saluant au passage Ingrid, puis Gérard et enfin Jean-Michel.
Je finis à bloc en 1h08'27'' et content de moi (merci aux p'tites foulées des 5 km pour les encouragements à l'arrivée !!!)."
 
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