JMB 2014 Chien Loup

Entre chien et loup j’ai choisi : Je suis parti comme un chien fou furieux pour terminer dans le hurlement du loup !

            Je vous narre rapidement (pour une fois). Après quelques mois chaotiques dû à une cochonnerie qui avait pris place dans mes poumons, je prévois de me relancer en local. Je devais me placer derrière tranquillement avec les copains et les copines, partir tout doux et voir sur place en fonction de la condition physique.

            Je me plaçai comme prévu. Je partis calmement comme prévu. Mais quelques minutes, 2 ou 3 à tout casser, je me rendis compte que les poumons fonctionnaient à merveille. Je respire enfin. Le bonheur ! Les poumons apportent de l’oxygène depuis le temps que j’étais en manque ! Du coup et d’un seul coup le turbo s’est donc mis en route. Le changement de braquet s’est opéré en un seul mouvement ; Je saute de la seconde pour passer directement en 5ème. Très rapidement je rattrape des camarades du 14ème (pas du régiment mais de la boucle 14km). Je les avale tout de go tandis que côté respiration les décibels se perdent entre chien et loup. Le compteur est surveillé : Bon 13 km/h sur la partie roulante ça doit passer. Ca carbure dois je dire ! J’arrive à Sauvage pleine bourre. La côte à grimper, je la connais bien. Je maintiens le rythme et diminue l’amplitude de mes petites foulées sparnoniennes. Il faut prendre le chemin à gauche. Ah, on se la tape pas entièrement ! Bon maintenant la direction est claire. On rentre à la maison après 12 kilomètres. Mais ces damnés corses se mélangent à cette feria. Le « pourvu que ça dure » historique fait son entrée dans mon métabolisme. 14ème kilomètre. Le cerveau reprend la main sur les gambettes. Les mistinguettes, si vous voulez arriver, il va falloir lâcher du lest ! Un conciliabule se met en place. Résumons le je n’ai pas trop de temps (d’où ce récit assez tardif…). Jusqu’au 21ème kilomètre j’adopte mon allure de « repos » et après on remet les gaz en fonction de l’état de la machine. Sur les parties roulantes je tourne, malgré que la direction assez droite de notre retour, à un bon 11km/h. Quand. Bingo. Des habituées pointent leur bout de nez, et, ce ne sont pas des muses ! Des crampounettes, qui n’avaient pas participé au conciliabule, se calent dans mes mollets. Sacrebleu, faut que je réduise l’allure ou plus exactement je suis réduis à baisser mon impétuosité. Les 20 premiers kilomètres en moins de 2 heures sont mis KO. Je marche. Hurle intérieurement lorsque les crampes durcissent mes jambes à faire pâlir de la fonte. L’homme de fer s’arrête pour se tenir à un arbre car il n’est pas de bois ! La douleur s’installe ainsi jusqu’au 23ème kilomètre. Je relance timidement un 6km/h jusqu’au 25ème. Je finis en serrant les dents (ça n’aide pas, mais quand on n’a pas le choix !) et en marchant. L’arrivée est là plus tôt que prévu. Non je ne suis pas allé plus vite. C’est mon GPS qui indique 26,1km. Les 6 derniers kilomètres m’ont pris 1h16.

Je vous rappelle quelques résultats :

Le 14 kilomètres :

19ème Didier Clairambaud en 1h17mn56s

30ème Jean Amann en 1h23mn25s

39ème Sigrid Jautard en 1h26mn56s

53ème Carole Hardouin-Thouard

55ème Gérard André en 1h31mn28s

59ème Romain Capuano en 1h32mn06s

109ème Alexandra Chancel en 1h45mn10s

130ème Sophie Duvoux en 1h52mn19s

Sur 218 arrivants.

Le 28 kilomètres :

58ème Mathieu Scaliett en 2h40mn40s

78ème Sébastien Clément en 2h50mn40s

114ème Jean-Michel Baud en 3h15mn06s

Sur 125 arrivants

 

Article VO2max : http://asdroue-drouette.fr/pgactv.asp?pg=chienloup