JMB Zenitram Day 2013

 

                        Coucou, c’est de nouveau votre trailer de service,

 

 

            Après un intermède route, marathon de Vannes, je repars sur une surface plus familière : la terre. Je n’aurai pas attendu très longtemps : 1 semaine… J’étais bien « obligé » de m’inscrire. Un petit trail à moins de 4 kilomètres de la maison, à Ymeray, cela ne se loupe pas.

            Vous allez me parler de l’état de mes jambes, enfin, ceux qui ont lu mon récit du marathon de Vannes. Et bien, ce n’est pas top : Bien sur après 20km de crampounettes les cuisses et les mollets n’ont pas retrouvé leur tendresse mais en plus je me présente avec une douleur, surement une contracture, sur la partie supérieure du membre gauche inférieur. Vendredi, l’avant-veille du trail, ça a fait scratch sur le fessier gauche et du côté du muscle pubien alors que ma sortie de décrassage de Mercredi c’était déroulée à merveille. J’ai continué ma sortie tout de même mais qui fut écourtée par de nouveau une douleur fessière ! En moins de 48 heures il fallait réparer la chose. Massage matin et soir et « alea jacta est ».

            Je ressens le Dimanche matin encore quelques gènes. Je ne sais pas si cela va tenir, j’ai 2 boucles de 12 kilomètres à effectuer. Comme dit le dicton populaire : Qui courra verra. Je retrouve Patrice, le beau-frère de ma femme, lui aussi blessé (entorse à la cheville droite) : A tous les deux, nous faisons la paire ! Je retrouve aussi Sandrine, Franck et Sébastien au village d’Ymeray.

            Le temps est quelque peu humide. Le départ du canitrail est assez bruyant. Les chiens sont aux abois. 9h20. La meute s’élance. Les chiens tractent leur paresseux : Faut dire que les 4 pattes sont bien plus vives que les bipèdes, du moins au départ. T’as intérêt à bien t’échauffer avec ces toutous. Sinon scratch-scratch les jambes !

            9h30. Au tour des bipèdes solitaires de s’élancer. Floran n’étant pas là, je peux tranquillement m’installer au milieu de peloton. Avec Patrice, nous suivons l’adage des V2 : Quand tu es blessé, retiens ta carcasse pour espérer voir l’arrivée. Les participants du 12km et 24km s’élancent tous ensembles. Le GPS est lancé. Fini les calculs. Surtout qu’aujourd’hui mon objectif est assez large : Depuis Vendredi j’espère terminer en état voir, peut-être, ne mettre pas plus de 2h30. Dire que Mercredi, malgré les courbatures du marathon, je visai 2 heures. Donc le départ s’effectue pépère parmi une immense foule de coureurs : c’est que 250 coureurs dans les rues d’Ymeray ça vaut bien les 35000 marathoniens dans la capitale! De plus les ismériens sont là pour nous encourager. La fête est complète. Le départ se passe tranquillement sans alerte « cuisse » ou « fessier ». Du coup, les mollets titillent le cerveau pour une foulée plus dynamique. C’est le supérieur d’un membre inférieur qu’il faut préserver, cela laisse, à la partie inférieure des membres inférieurs, une possibilité à ces derniers de passer à la vitesse supérieure. Le cerveau, ayant bien suivi l’affaire, laisse les mollets asticoter les pieds. Du coup, les membres supérieurs répondent eux aussi à l’appel en imprégnant le rythme à la partie inférieure des membres inférieurs. Tandis que le cerveau, lui, contrôle que la partie supérieure des membres inférieurs maintiennent une activité inférieure à celles des autres membres. Il m’aurait fallu un petit kilomètre pour que l’adrénaline monte.

            Les « ZenitramDays » ont bien fait les choses. On sort rapidement d’Ymeray pour aller chatouiller un chemin présentant un léger dénivelé positif. Le trail est lancé. Pour moi pas encore. Je dois rester vigilent. Ah. Bouchon. Je stoppe et attends mon tour. C’est une petite descente qui a refroidi les concurrents qui me précédaient. A mon tour je m’élance. Ca passe, les jambes ont été à peine sollicitées. Puis un virolo et un mur. De nouveau attente. Pas haut le mur mais là ce n’est pas du polyphosphaté. L’entraide joue à bloc. On se pousse pour aider la montée. Faut dire qu’en basket il faut bien regarder où l’on met les pieds. Il y a un passage à gauche ou un passage à droite. Au milieu, ce n’est même pas la peine d’y penser. Sur ce coup les membres supérieurs compensent le manque d’accroche des membres inférieurs : Dans un autre langage, le mur se monte à 4 pattes. Très sympa ce passage. Nous sommes en lisière de champ. Le chemin est roulant sauf en basket. Ca glisse un chouia. Néanmoins je sens que la partie supérieure des membres inférieurs veulent participer à la fête. La foulée commence à prendre de l’amplitude. Nous retrouvons le bitume. Le virage à 90° est pris sans risque pour éviter les efforts de torsion sur le bassin. Encore une côtelette à monter. J’adopte toujours la même tactique : On réduit l’amplitude de la foulée (on brûle moins de calories ainsi) tout en gardant le même rythme (quand on peut le faire…). Dans ces conditions mes petites foulées (sparnoniennes) me permettent de doubler pas mal de candidats. En haut de la côte, on retrouve les chemins. On vient de prendre à gauche en direction du dolmen de Talvoisin. Les jambes s’activent. Plus question de différencier les parties inférieures des parties supérieures du membre supérieure gauche : La foulée est lancée. Les poumons titillent les oreilles des trailers. Le hibou est revenu.

            Nous nous approchons de l’autoroute. Une petite descente pas méchante nous attend. Enfin si. Ca glisse toujours un chouia et … de vieilles ronces attendent le candidat qui va faire la sortie de route. Une fois le « S » passée, normalement plus de risque. On peut relancer les décibels. On s’en retourne vers Talvoisin. On retrouve un peu de bitume. Juste le temps de traverser Ymeray et d’aller retrouver notre boue bien de chez nous : Affectueuse surtout envers les baskets qui se retrouvent légèrement lestées ! Ah le temps est entrain de s’éclaircir. Le vent est présent. On le sens bien de face dans ce chemin qui longe le bois. Je monte ce chemin tranquillement. En fait je n’ai guère le choix car je n’ai aucune accroche. Donc inutile de perdre de l’énergie bêtement : Quand les pieds partent aussi facilement à droite à ou gauche il vaut mieux minimiser la débacle. N’oublions pas que … ou plutôt rappelons-nous que « qui va piano, va sano ». Les concurrents qui me précèdent ont adopté, pour quelques uns d’entre eux, la basket mixte : chaussure légère avec une semelle permettant l’accroche sur des chemins légèrement boueux. C’est clair qu’ici c’est le bon choix : je suis bien obligé de leur concéder du terrain ; Ah si j’avais pris mes trails… Le terrain redevient à peu près plat. Je reprends le dessus malgré que parfois un de mes pieds s’écartent de la trajectoire désirée : Ca patine quoi ! Une descente se présente. Et hop j’allonge la foulée. Et hop je gagne encore quelques places.

            La fin de la boucle s’effectue dans le sous-bois qui longe Ymeray. Ca patine dans les petites montées. Et hop, une glissade. Le pied droit a tenté de s’échapper. L’azimut a tenu bon : Pas de gamelle. L’arrivée est là. Pas pour moi, j’ai signé pour deux tours. Je m’arrête. Me désaltère. Partage quelques mots avec Rudolphe, un ami. Et repars. Je viens de parcourir la première boucle en 57mn et 43s. L’affaire se présente pas mal. Si la partie supérieure du membre inférieure tient, je peux envisager de boucler le trail en moins de 2 heures.

            Je me retrouve sur le lieu des bouchons. Cette fois-ci c’est on ne peut plus fluide. Je peux descendre la difficulté sans perte de temps. Par contre le mur se grimpe moins vite. Et oui, je n’ai personne pour me pousser au c.. . J’ai même failli revenir à la case départ : Je fus sauvé par mes membres supérieurs qui ont pris à bras le corps des touffes d’herbe. Je pus alors atteindre le haut du mur. Et hop la foulée repart. Les concurrents sont beaucoup moins nombreux. Je continue de doubler des concurrents mais maintenant cela se fait de moins en moins souvent et cela prend de plus en plus  de temps. J’ai un trailer devant moi qui « marche » bien (comprenez qui court bien). Mon objectif, le rattraper et le doubler. Quand je ne sais pas, il faut que cela se fasse sans se mettre dans le rouge. Je crois qu’il m’a entendu. Il n’a pas l’air de vouloir partager mon objectif. Dans la descente le long de l’autoroute. Je me retrouve à quelques mètres. Ca monte. Donc ça glisse. Donc je reperds du terrain. On retrouve le bitume. Je me replace dans son dos. La petite côte bitumée me permet de le doubler. Cette côte se poursuit sur un chemin humide. Je me refais doubler. Sur le plat, je reviens. Et puis la longue côte qui longe le bois a raison de nos positions. Et hop je vois les belles semelles de ces chaussures mixtes tandis que mes pieds patinent. Et hop le concurrent au dossard 261 est entrain de m’échapper alors que mes cuisses sentent une fatigue poindre au 18ème kilomètre : Le marathon de Dimanche dernier se fait ressentir. Quand le terrain devient plus favorable je relance comme je peux. Je passe la dernière partie de sous-bois en patinage pas très artistique. Ca glisse plus qu’un chouia… La fatigue n’aide pas à l’accroche. L’arrivée est plus très loin et mon prédécesseur, le dossard 261, lui est tout prêt de franchir l’arrivée. En moins de 2 kilomètres, je me suis pris 1 minute. M’enfin ce fut une belle matinée :

            - La partie supérieure du membre inférieur a non seulement tenu mais en plus elle se sent beaucoup mieux. Un petit bain de boue ça vous remet sur pied !

            -La deuxième boucle s’est passée sous le soleil.

            -J’ai atteint mon objectif : moins de 2 heures pour 22,75 kilomètres selon mon GPS.

            -L’ambiance du trail super sympa.

            -L’organisation a été parfaite : Félicitations aux organisateurs et bénévoles.

            -Le tracé est plaisant (malgré le manque de dénivelé, en dessous de 1000 mètres de dénivelé positif c’est un trail roulant pour moi !) : un mur, des sous-bois, des petites couches de boue et des petits « single ».

            -Un buffet de qualité avec une soupe aux oignons alléchantes ; J’en ai pris 2 fois.

 

            Malgré qu’il ne fasse que 23 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé positif, je reviendrai et réponds positivement au club d’Ymeray le Dynamic Sporting Club pour le 19/10/2014.

            Je conseillerai même à nos adhérents du groupe 3 et 4 d’y participer : Je me répète mais ce trail est organisé dans un esprit ludique, ce n’est pas loin et une partie des bénéfices sera reversée à la fondation ARSEP, pour la recherche sur la Sclérose en Plaques.

 

            Bravo à tous les participants et félicitations aux premiers.

 

            OLLIVIER Mickael gagne le canitrail en 46mn et 35s.

            CHUBERRE Loïc gagne le 12km en 46mn et 51s.

            CHUBERRE Julie gagne le 12km, chez les femmes bien sur, en 49mn et 27s.

            GILLES Gaël gagne le 24km en 1h 35mn et 34s.

            BERNIER Aurélie gagne le 24km, chez les femmes, en 1h 55mn et 30s.

 

Les arrivants des petites foulées :

            En canitrail sur 21 arrivants

                        è Sébastien et sa chienne          4ème    en 51 mn et 50s

            Le 12 km sur 164 arrivants

                        è Ludovic                82ème              en 1h 04mn et 20s

                        è Patrice                  97ème              en 1h 07mn et 41s

                        è Sandrine             142ème            en 1h18 mn et 28s

            Le 24km sur 72 arrivants

                        è Jean-Michel        19ème              en 1h 54mn et 25s

                        è Franck                  54ème              en 2h 15mn et 05s

 

Le site :

http://www.dynamicsportingclub.fr/la-zenitram-day/la-course