JMB_2014_ZENITRAM

Bonjour à tous,

            La fièvre du trail commence à gagner les petites foulées : Sur le 12 kilomètres, Marion  dossard 321, Véronique dossard 364, Franck dossard 385, sur le 12 kilomètres canin Joël dossard 17 et Sébastien dossard 12, sur le 24 kilomètres Cédric dossard 102, Thierry dossard 68, Jean-Michel dossard 73, Jean dossard 69, Laurent dossard 71, Valery  dossard 105, Fréderic  dossard 84, Stéphane  dossard 87, Nathalie dossard 83, Arnaud dossard 86.

            La situation pour moi se présente un peu mieux que pour le trail de l’infernal vosgienne. Mes petits jumeaux se portent mieux mais je suis encore convalescent ; Il me reste quelques séances de kiné à faire. Nicolas, mon kiné, est au courant de mon activité. Il m’a juste conseillé de partir tranquille pour ce petit 24km. Ce que je ne vais pas faire bien entendu ! Je connais le terrain. Un goulot nous attend. Alors il vaut mieux être devant.

            Avec quelques adeptes du club des ânes (voir photos), nous nous plaçons dans le premier tiers. Cette année nous partons dans l’autre sens pour faire un petit tour de village avant d’attaquer la partie tout terrain. Bonne idée. Cela va fluidifier le peloton. Mais avant de s’élancer, nous regardons partir la course cani-chien qui eux partent dans le sens habituel. Pas de problème de bouchon, ils ne sont qu’une vingtaine de chiens et leur accompagnateur à partir à 6 pattes… Pour sûr, les chiens en veulent en découdre et de suite. Les laisses sont bien tendues. Les bipèdes ne sont pas à la fête ! Les langues les plus longues ne vont pas être forcément celles de nos amis à quatre pattes.

          Maintenant demi-tour. Non je ne me défile pas. Je me place juste dans le sens de la marche comme les 250 autres trailers. C’est notre tour. Je me place toujours sur les bords : C’est plus pratique pour remonter la longue file. Pan ! Ca part vite. Faut dire que j’en connais quelques uns et c’est loin d’être des manches ! Mes poumons sont mis à contribution tout de suite. 24 kilomètres, c’est très court… On n’a pas le temps de batifoler ! Je suis tout de même en alerte. Je n’ai pas oublié mes jumeaux. Non. Je ne suis pas un père indigne ! Je suis juste à l’écoute de mon mollet. Rien. Je peux suivre ce train d’enfer. Devant moi, Thierry. Normalement Thierry devrait me prendre des mètres tout au long du trail. Je cours en compagnie d’une jeune femme (elle finira 3ème féminine sur le 12km).Ca chauffe ! Les jambes fleurtent, non pas avec la damoiselle, mais avec un bon 14km/h. Je suis en zone orangée/rouge. Le bimoteur souffle sa joie. Premier raidillon à la sortie d’Ymeray. Les jambes tiennent le coup. Les poumons assurent l’oxygénation. Ca gambade sévère. Le goulot arrive. Il faut ralentir. La deuxième difficulté dépasse très largement les caractéristiques d’un raidillon. Une corde est présente pour nous aider à grimper. Le rythme cardiaque est redescendu. Bon. Inutile de croire que je vais pouvoir courir à ce rythme pendant les 24 kilomètres. A la sortie de la corde, je ne relance pas. Il faut récupérer de ces instants de folie. Nicolas (mon kiné, je vous le rappelle) a dit tranquille. Je vais lui confier mes jambes Mardi. Alors. Vaut mieux ne pas lui donner des jambes en pelote. Sinon gare aux remarques. J’adopte un rythme orangé : C’est mieux, bon, je vous l’accorde, le qualificatif « tranquille » est un peu usurpé. Je vois partir la jeune femme et ses accompagnateurs. Dans le lot, je devrais en revoir quelques uns avant la fin de la boucle.

            Dans les champs de derrière Talvoisin, je récupère. Tout d’un coup. J’entends. « Allez jean-Mi ! ». C’est Laurent. Il vient de sortir de la montée à la corde. Il m’encourage chaleureusement. Il n’en faut pas plus pour remettre du baume à l’ouvrage. Ces quelques mots furtifs viennent de regonfler mes batteries. Devant moi des coureurs. Il ne me reste plus qu’à relancer la machine. Mais prenons le temps. Faut pas réagir comme un jeune cheval fougueux sans cervelle. Enfin. Seul critère à ne pas retenir en ce qui me concerne : C’est jeune ! (no comment...). La foulée s’allonge d’un chouia. Petit à petit l’écart diminue. 1er contact. Je double. Une suite de petites montées et de descentes m’invitent à ne pas trop dépenser de l’énergie. J’attends les grandes lignes droites en faux plat montant. Là où le bimoteur peut engager les jambes à s’allonger. Dernière petite difficulté. Je fais comme tout le monde. Je réduis ma vitesse. Virage à droite boueux et montée de quelques %. Ma foulée prend ses marques tandis  que mes yeux auscultent l’horizon. En haut de la petite montée on peut voir les concurrents  en file indienne. Les écarts se sont creusés. C’est le moment. La foulée s’allonge. Je reprends un rythme soutenu. Y a plus qu’à !

            De nouveau je rentre en contact. Je double. J’aborde la petite descente à pleine enjambée. Il faut faire attention. Un S nous attend. Ses copines les ronces aussi. Les trails accrochent bien. Le virolo est bien abordé. Maintenant, il faut remonter. Je reste dans les baskets du concurrent qui me précède. Il me lâche. Je le laisse partir. Inutile de jouer les jambes brulées !!! J’attends la relance. Plus loin, il y a une sorte de plat suivi d’une descente. Le voilà. Et hop. Je rallonge ma foulée. Les jambes répondent positivement. De nombreux trailers apparaissent fatigués. Le parcours n’est pas difficile mais il faut savoir gérer son effort. Dans la descente mon GPS affiche 15km/h. à cette vitesse je laisse des visages éprouvés. Nous rentrons dans Ymeray. Les signaleurs en bas de la descente me regardent. Je lis toujours la même interrogation : « Mais il va exploser ! ». Un petit bonjour de ma part ne répond pas affirmativement à leur interrogation. Je lâche un peu de lest. La première boucle n’est même pas terminée. Il reste encore quelques kilomètres à parcourir.

            Nouveau petit raidillon. Des coureurs sont passés en mode marche et en profite pour taper la discute. Pour ma part j’adopte la petite foulée sparnonienne : amplitude très courte tout en gardant une petite dynamique. Je retrouve ma damoiselle accompagnée de quelques trailers. Au gré d’une descente, je passe devant le groupe et donne le tempo. Et ce n’est pas un tambour qui donne le rythme ; ce sont mes poumons. J’encourage la jeune femme à me suivre. Une côte à grimper. Au milieu de la côte, la jeune femme se positionne pour passer devant. Je lui conseille de ne pas trop dépenser d’énergie dans ce doublement. Sagement elle se replace derrière mes baskets. Arrivé en haut et dans l’amorce de la dernière belle descente, je lui dis : « Maintenant tu peux y aller ». Elle me répond : « Merci mais je suis à bloc. ». Nous traversons le sous-bois. C’est un peu boueux. Mais avec les trails, ça passe sans trop de glisse.

            Fin de la première boucle. Notre jeune femme accélère. Elle nous double en remerciant de l’aide qu’un trailer et moi-même lui avons apporté ; Elle finit à donf. Elle prend la file de gauche pour passer sous l’arche tandis que je me dirige vers le ravitaillement. Le GPS parle de lui-même : 12,5km en 1 heure et 1 minute. Belle perf pour un blessé. Mais il reste encore une deuxième boucle. J’accorde à mon corps quelques récompenses. Je vais en avoir besoin. Je repars assez vite. Je n’ai pas fait 1 kilomètre que mon corps désire une petite halte de commodité. Allez, il faut relancer cette vieille mécanique. Les jambes ne sont pas aussi fraîches qu’au départ. Allez savoir pourquoi !!!!

            La densité a chuté brutalement. Plus de bouchon devant la corde. Je suis seul. Je grimpe à la force des bras. En haut. Mon corps se redresse. Je ressens une petite gêne musculaire sur le haut de mes deux cuisses. La gêne est plus forte à droite qu’à gauche. Nicolas avait commencé à faire travailler ce muscle qui fait la jonction entre le tronc et les cuisses : L’ilio-psoas. Je vais pouvoir Mardi lui décrire avec plus de détail le lieu de la petite douleur. En tous les cas, il est embêtant cet ilio-psoas : Les jambes ne veulent plus prendre de la hauteur. Ennuyeux dans un trail. Du coup, tout ce qui ressemble à une côte s’aborde à vitesse lente. Il ne me reste plus qu’à allonger ma foulée dans les plats et les descentes. Ma vitesse a chuté. J’ai l’impression de trainer. La dernière partie du sous-bois est abordée avec peine. Je perds de l’adhérence. Les jambes ne peuvent plus imposer une accroche aux pieds. M’enfin ça avance tout de même. Enfin je sors du bois. Maintenant, je peux reprendre un peu de vitesse pour passer sous l’arche de la victoire. Je récupère ma médaille avec plaisir. C’est toujours une récompense de finir un trail.

           Pour la première fois de ma carrière, je monte sur le podium : 1er V2. Du coup je récupère une coupe et des manchons. Les 24,37 kilomètres ont été parcourus à 11,7 km/h. Mardi, je ne vais peut-être pas tout raconter à Nicolas…

            Les baskets ont sacrément chauffé chez les petits sparnoniens ; 15 inscrits dont 6 qui occupent les 3 premières places de leur catégorie.

12 kilomètres canin, 22 arrivants:

Sébastien CLEMENT (SE) 2èmeè 55mn00s

Joël COLAS (V1) 5ème è 56mn50s (2ème V1)

12 kilomètres, 178 arrivants:

Franck LUCAS (V1) 107èmeè 1h15mn33s

Marion XIBERRAS (SE) 146èmeè 1h24mn56s

Véronique GAUJARD (V1) 154èmeè 1h27mn66s

24 kilomètres, 58 arrivants:

Cédric CALENTIER  (SE)  2èmeè 1h42mn44s

Thierry BALANCON (SE)  14èmeè 2h02mn06s

Jean-Michel BAUD (V2) 16èmeè 2h05mn19s (1er V2)

Jean AMANN (V2) 24èmeè 2h12mn42s (3ème V2)

Laurent BUGEY (SE)  26èmeè 2h13mn52s

Valery GAUTHIER (V1) 29èmeè 2h18mn46s

Fréderic BIETRY (V1) 43èmeè 2h27mn37s

Stéphane WAGEMANS (V1) 47èmeè 2h31mn19s

Nathalie BIETRY (V1) 51èmeè 2h39mn07s (1ère V1 féminine)

Arnaud SOTIERE (V1) 52èmeè 2h41mn22s

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Thierry Campion,
29 déc. 2014 à 10:15
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Thierry Campion,
29 déc. 2014 à 10:15
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Thierry Campion,
29 déc. 2014 à 10:15
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