JMB_2016_10km_Chartres

            Comme chaque année, les Petites Foulées Sparnoniennes donnent un coup de main à nos amis du CHL28. Nous mettons à dispositions bras et jambes pour une joelette. Cette année il y a un peu de changement à cause du trail « Entre chien et loup ». Nos amis de Droue sur Drouette ont organisé le trail nocturne juste la veille. Et, de nombreuses petites foulées y participent.

            Pour ma part je réserve mon physique pour le semi avec le CHL28. J’ai, cette année, participé au trail « Entre chien et loup » en tant que signaleur. C’est sympa aussi.

            Après avoir fait le tour de notre recrutement nous comptabilisons trop peu de petites foulées pour se positionner sur le semi. Donc Romain, le chef organisateur des courses en joelette, nous inscrit sur le 10km à chartres. Du coup 2 joelettes s’alignent sur la grille de départ : Julie et Jérôme vont concourir sur le nouveau parcours.

            Jérôme aura comme serviteurs : Anne-Ingrid, Sigrid, François, Mickael (un habitué de la poussette. Il vient nous prêter main forte) et moi-même. Mes trois compagnons des Petites foulées Sparnoniennes désirent ne pas aller trop vite ; Anne-Ingrid a fait une sortie hier et François sans son bol de chocolat est sans jus !!! Pas de soucis, nous sommes là pour la convivialité.

          2 joelettes s’alignent sous l’anneau de départ du 10km. Nous partons 3 minutes avant le gros de la troupe. Les baskets chauffent. Les Nokia sont nerveuses. La bataille va être sévère entre Julie et Jérôme. Pan. Les CHL28 sont partis comme des fusées. Julie, casaque noire et marron toque, est devant. Jérôme, casaque verte et toque bleue, n’est qu’à une encablure. Sigrid et Anne-Ingrid se lancent. Au virage Anne-Ingrid et Sigrid nous tirent vers l'intérieur. La 2ème joelette se rapproche de nous: Tente-t-elle de nous coincer? Mais non au CHL28 on est courtois. La casaque verte et toque bleue vient de gratter sa copine.

            Attention rien n’est joué dans une course. Surtout que le V2 derrière a des soucis. Son biceps droit est entrain de se tétaniser. J’appelle Mickael à la rescousse pour prendre les commandes à peine quelques minutes après le départ. Ah ces quinquas cela ne tient pas la distance ! M’étonne pas que les patrons veulent s’en débarrasser… Bon, je fais quelques exercices d’assouplissement du biceps. Le biceps reprend de la souplesse. Je signale à mon jeune Mickael que je suis de nouveau opérationnel : Les vieux ça a tout de même la peau dure ! Faut les garder. Ce n’est pas pour rien que c’est dans les vieux pots que la soupe est meilleure. Enfin, il n’y a pas que dans les vieux pots où on se sent bien. Ma foulée est aux anges dans cette nouvelle marque : Dans les « Nokia one one », les pieds sont aux anges. Ces chaussures me vont comme un gant. Quelque soit  la charge que l’on leur applique, excuse moi Jérôme, elles garantissent un excellent appui et un excellent retour de la foulée.

            Je reprends donc la place du musher (c’est le changement de charge sur la foulée). Nous tournons à un rythme tranquille : Un petit 11km/h. Mickael s’inquiète au sujet de ma respiration. Il pense que je peine et me propose de me relayer. Mickael ne serait-il pas un peu du côté des patrons ?!? Alors Jérôme lui explique que tout va bien (surtout pour les oreilles de Jérôme…) pour moi, et que je suis en mode repos. Notre casaque verte et toque bleue lui relate les décibels évacués lors du Maxicross de Bouffémont. Mickael lui aussi a participé mais en solo. Il ne pouvait pas entendre la vieille locomotive car il était trop loin devant. Mickael est arrivé une petite quinzaine de minutes derrière le 1er. 35ème sur 690 arrivants, il n’a pas chômé le bougre. En plus d’être un bolide, Mickael est attentionné (à mon égard).

            Le parcours est très agréable. Tant mieux car nous allons le parcourir deux fois. Anne-Ingrid repère une descente de trottoir. Elle nous dirige vers le bateau afin de ne pas chahuter l’assise de Jérôme dans sa casaque verte et toque bleue.

            François est aux commandes derrière. Aurait-il caché un bidon de chocolat dans son dos ? 4 à 5 coureurs ont calé leur trotte sur notre sulky. Après examen, non. François n’a rien dans son dos. Ces coureurs ont juste repéré que notre casaque verte et toque bleue juché sur son sulky allait trotter à une allure régulière. De plus ils profitent de l’aspiration de François à défaut du bidon de chocolat. Nous servons de métronome à quelques coureurs.

            Anne-Ingrid nous informe de notre avancée ; Son GPS lui informe que les 5 premiers kilomètres ont été parcourus à 11 km/h de moyenne. Cool… La maman de Napoléon aurait était là aurait dit : « Pourvu que ça dure ! ». C’est qu’elle me connaissait la maman de Napoléon. La toute petite côte des arcades  a réveillé mes sens. J’en profite pour pousser un peu plus notre joelette ; Plus question de trot ! Le sulky est renvoyé dans l’Eure. Les « Nokia one one » partagent notre enthousiasme. La brève descente que nous entamons lance le rythme. Le faux plat montant est avalé sans rechigner. Derrière, les copains de François ont du adopter la file indienne. Le virage serré arrive. On ralentit. Ici pas besoin de freiner (les lecteurs du Maxicross de Bouffémont comprendrons !). L’épingle de cheveu est bien abordée. Et hop, ça repart. Nous nous retrouvons à nouveau devant le trottoir. Je dis à ma coéquipière que l’on peut sauter la marche, Jérôme aime être secoué! Anne-Ingrid ne réagit pas. La machine va tout droit. Les relais de mes camarades sont de plus en plus courts. Il nous reste à peu près trois kilomètres. Il faut souffler. P’tite accalmie. Les poumons respirent…

            Plus qu’un kilomètre, le sprint est relancé. Petit à petit notre joelette reprend de la vitesse. C’est qu’il faut porter haut les couleurs de Jérôme, casaque verte et toque bleue. La machine infernale termine en 52 minutes et 17 secondes (selon le GPS d’Anne-Ingrid) soit une vitesse moyenne de 11,5km/h. Donc les 5 derniers kilomètres ont été avalés à 12 km/h de moyenne. Vous comprenez que quelques équipiers aient un peu couiné dans l’aventure ! Notre Julie arrive 10 minutes après Jérôme. Tout le monde est content, c’est bien ça le principal.

 

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