JMB_2016_EPPEVILLE

            La 31e édition des 24 heures d’Eppeville s’est déroulée samedi 14 et dimanche 15 mai. J’ai programmé cette sortie pas très bucolique pour travailler le foncier. Jean me suit sans enthousiasme mais avec une confiance ; Je lui ai vendu de la manière suivante : Tu verras, tu pourras discuter avec tout le monde. Nos allures vont varier et du coup on courra avec un peu tout le monde au hasard de la boucle. La boucle est un peu longue : Exactement 2071 mètres et 10 centimètres. Généralement elles font un peu plus d’un kilomètre. Sauf pour les 24 heures de Puttelange aux lacs : 664 mètres !

 

            35 personnes sur le bitume pour réaliser cette prouesse de tourner 24 heures. La tenue des championnats de France des 24 heures la semaine dernière explique aussi le petit nombre de participants. Quant au temps, j’ai regardé en début de semaine : Le temps devrait être clément, un peu moins de 10°C la nuit. Jean désire passer les 160km (distance à parcourir en Aout) et moi je vise 200km (mon record est d’un peu plus de 179km). Tout devrait être possible.

 

            La tente est sur le parcours. Une habitude dans ce genre de course. Vous pouvez à tout moment de la journée vous allonger pour reposer les gambettes. Personnellement, je trouve qu’un 24 heures c’est une course facile à aborder. Bien plus facile qu’un 100km ! Et oui en 24 heures vous n’êtes pas obligé de faire 100 bornes… Vous allez à la vitesse que vous désirez : Le dernier de cette course à avoir tenu 24 heures a parcouru 109km. Quoiqu’il en arrive, la tête de course est une fois devant vous, une autre fois derrière vous (C’est sympa !). Tourner en rond dissout totalement les premiers et les derniers. Ambiance sympathique en coureurs : Vaut mieux car on a l’occasion de se rencontrer assez souvent !!!

 

            Revenons sur le parcours. Je propose une petite ballade à Jean. Un tour en marchant des 2,7 kilomètres qui nous attend. J’en profite pour faire quelques photos. Regardez cette belle ligne droite avec son léger dénivelé. Elle nous amène au stade où l’on y fait un tour. Les commodités s’y trouvent. Repérage important pour tenir 24 heures ! Cela nous ramène vers la grande ligne droite. La sucrerie se situe à notre gauche.. Puis on s’engage vers une visite de quartier pour trouver la salle omnisport où est donné le départ et où est installé le système informatique qui va comptabiliser chaque tour via une petite puce : Le temps des bâtons sur une feuille de papier est bien révolu.

 

            Le départ est donné. La pole position n’a pas d’importance. Vous pouvez vous placer en dernier sans partir avec un handicap ! Vous ne serez pas sur la photo, c’est tout ! Ne nous chercher pas, avec Jean, nous nous sommes calés au milieu de peloton. Forcément pas très loin de la tête de course. 35 individus ne prennent pas beaucoup de place ! En fait nous étions un poil plus nombreux car il y avait quelques équipes en plus des solos. C’est pour cette raison que vous pouvez le dossard N°132 avec une belle foulée. Ce rythme, c’est sûr, ne peut pas être tenu 24 heures… Enfin pas par moi ! Ce concurrent est un concurrent un peu particulier : C’est un député qui a proposé de monter une équipe pour soutenir des salariés dans leur lutte contre des licenciements. J’ai fait quelques tours avec cet homme. Autant vous dire qu’il très chaleureux. Ca ne se montre pas à la télé entrain de courir et accompagner d’un garde du corps. Par contre la foulée de ce député est bien belle ainsi que son action.

 

            Les premiers tours sont toujours euphoriques. On ne va pas vite. On se sent bien. Le temps est frais mais cela va. On est tout de même en dessous des températures annoncées en début de semaine. Et. Il y a ce petit vent du nord. Frais le bougre. La température de la salle omnisport tranche avec la température extérieure. Cette nuit ça risque de cailler. Je n’ai pas d’affaires d’hiver. Bon, tant que je cours cela devrait aller. J’ai dans ma tête un plan de course : Toutes les heures prendre une collation, toutes les 4 heures faire ¼ d’heure de marche et ceci jusqu’au lendemain en courant à une vitesse de 10/11 km/h. La théorie est belle, mais plus belle est la pratique. En général la pratique met tous vos plans à l’eau : Charme de l’ultra !?!!!!

 

            Comme d’habitude les tours de roue sont toujours plus rapides. Mais ça va. J’arrive à maintenir une certaine constante dans ma foulée. 1 heure de course. Environ 11 kilomètres de parcourus. Il est temps de prendre un petit rafraichissement. Et hop ça repart. Par moment je vois Monsieur GPS afficher des vitesses un peu folles : 12 km/h. Faut réduire la voile. Au bout de trois heures de course, je sens le travail des cuisses. Changement de plan : La marche se fera toutes les trois heures. Pour le moment je tiens la tête de course. Ah. Tiens donc. Le vent frais est devenu subitement froid avec ce changement d’allure. Pas prévu. Je me change et je place mon tee-shirt sur la ficelle de la tente pour le faire sécher. Je regrette déjà ma veste goretex. Jean me propose de prendre sa 2ème paire de manchon et de les enfiler comme des gants. Proposition acceptée. Ce n’est pas très classe mais ici on ne fait pas mumuse sur la croisette !  Au sec avec le coupe-vent « Petites Foulées Sparnoniennes », et c’est reparti. Je régule la température du corps en jouant sur le zip. Le temps pousse à reprendre une foulée plus énergétique. Les calories n’étant pas à l’extérieure il va falloir en générer. Je retourne dans la tente pour laisser le coupe-vent. La reprise est fraîche. Je repars en reprenant une bonne foulée ; Celle du départ 10/11 km/h. Allure presque régulière. La machine est partie pour boucler ces 24 heures. Enfin normalement.

 

            5 heures de course. Un peu plus de 50 kilomètres. L’objectif est envisageable. Même si je fais 199, 5 kilomètres, je serai heureux. Mon corps nécessite une petite halte. Inutile de la faire attendre. Arrêtons la machine. Brrr, il fait froid dans ce pays. La reprise est moins tonique. Je vais suivre la règle s’arrêter toutes les trois heures : arrêt obligatoire à 14h30 puis 17h30, puis 20h30 etc.... Il me reste une petite heure pour placer un pied devant son congénère jusqu’à 17h30. Nouvelle collation. Ce n’est pas la chaleur qui va faire tourner nos aliments. Par contre dans les tentes c’est la fête. Nos salariés qui vont être remerciés, nous encouragent et tout en assurant une atmosphère chaleureuse et joyeuse. « Et bien tu marches maintenant » me font-ils. Oui et je me gèle toujours. Dur à gérer ce vent picard. Il faut marcher sinon les jambes vont flamber. P’tite marche terminée. L’allure reprend petit à petit mais reprend. Le choix de la marche est bon choix. Mais avant de reprendre le cycle, il est nécessaire de remplir l’estomac : C’est l’heure du souper. Pendant ce temps les centigrades tombent. Direction la tente. Je n’ai pas grand-chose à me mettre sur le dos : Un tee-shirt manches courtes en 1ère couche, un tee-shirt manches longues en 2ème couche et mon coupe-vent. Trois épaisseurs bien fines. A côté de moi, mes compagnons s’emmitouflent dans des vêtements bien chauds. On ne voit que le bout de leur nez pour certains.

 

            La ronde reprend plus timidement. La nuit tombe. La température est proche de 1°C. Difficile d’accrocher le 10km/h. L’estomac commence à chanter. Mauvaise musique qui va se terminer dans les commodités. Je viens de perdre trop de calories. Je stoppe mon aventure. Mon GPS m’informe 104 kilomètres en 12h17mn. Je n’ai rempli mon objectif qu’à moitié. Je laisse Jean continuer sans l’informer de ma déconvenue. Je tiens à ce qu’il tienne le plus longtemps possible. C’est ce qu’il a fait. Mais le froid lui a aussi joué un mauvais tour. Problème de digestion. Il aura tenu  une heure de plus que moi. Il nous aurait fallu des vêtements d’hiver en cette mi-juin !

 

            Le côté positif de cette sortie, nous avons fait plus de 100 kilomètres tous les deux et à une allure honorable, et, nous avons flirté avec le podium. Cela fait tout de même un bon entrainement

 

 

            Dans ces 24  heures, Jean-Louis Vidal a parcouru un peu plus de 197km et Christine David un peu plus de 171km et sont donc tous les deux premiers dans la catégorie masculine pour l’un et féminine pour l’autre.

 

 

25ème  AMANN JEAN 1957 V2 103,555km en 13h36mn

50 tours retenus = 11mn30, 11mn, 11mn, 12mn, 12mn, 11mn, 12mn, 12mn, 13mn, 12mn, 12mn, 13mn, 13mn, 13mn, 13mn, 16mn, 14mn, 16mn, 15mn, 14mn, 15mn, 14mn, 15mn, 14mn, 16mn, 15mn, 17mn, 17mn, 17mn, 17mn, 17mn, 17mn, 19mn, 30mn, 17mn, 19mn, 14mn, 16mn, 40mn, 18mn, 20mn, 20mn, 22mn, 14mn, 18mn, 17mn, 19mn, 19mn, 35mn

 

26ème  BAUD JEAN MICHEL 1963 V2 99,413km en 12h24

48 tours retenus = 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 11mn, 13mn, 26mn, 12mn, 15mn, 11mn, 13mn, 11mn, 11mn, 11mn, 28mn, 28mn, 12mn, 14mn, 14mn, 14mn, 14mn, 14mn, 17mn, 17mn, 17mn, 22mn, 12mn, 12mn, 17mn, 58mn, 14mn, 15mn, 15mn, 23mn, 13mn, 13mn, 41mn.

 

JMichel

 

 

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