JMB_ChienLoup_2017

Dimanche dernier, Jérôme a fait sa sortie annuelle au semi de Chartres. 6 jours plus tard, notre amoureux des grands espaces se présentent à Droue sur Drouette pour une sortie semi-nocturne : Entre chien et loup. Le départ de l’histoire s’est fait par hasard. Avec Yannick, nous étions entrain de préparer la sortie dominicale commune entre nos deux associations. Quand Yannick me parle qu’une joelette de Guyancourt « les marcassins » allait faire le trail d’Entre Chien et Loup. Je lui dis : « Je file l’info à Romain. Ce serait pas mal si une 2ème joelette pouvait participer ». Yannick désirait avoir mon avis sur le choix du départ : 3 solutions sont envisageables. La première est de faire partir devant avec quelques minutes d’avance afin de fluidifier la meute et éviter les gros embouteillages. La deuxième est de s’intégrer dans le paquet : Pas top dans ce trail car il y a des passages étroits dès le départ et donc embouteillage. La troisième est de partir en fin de peloton mais ce n’est absolument pas convivial. Cette solution est éliminée d’emblée. Je lui dis que cela arrive que des trailers (ils sont rares et je ne suis pas sûr qu’ils aient bien compris le trail dans sa globalité.) soient agacés par l’obstacle qui se présente à eux. Pour Yannick c’est clair, la convivialité avant tout et ceux à qui cela ne plait pas, ils ne reviendront pas l’année prochaine. Le choix se porte sur donc sur la première solution. Et c’est ainsi que Jérémy et Jérôme se calent entre les deux départs : celui du 28 kilomètres et celui du 14 kilomètres pour partir 2 à 3 minutes avant le 14 kilomètres.

 

Présentation de l’équipée CHL28 :

Jérôme le loup accompagné de Sigrid la chienne timide (je l’ai un peu poussée à s’inscrire. Elle avait peur de ne pas pouvoir suivre la meute), de Fred le chien assoiffé (toujours le premier à allonger la patte pour un peu de liquide), de Sébastien le chien bourré de vitamines, de Romain le caniche organisateur, de Francis l’husky (capitaine de l’équipée), de Jean le fidèle compagnon (enfin presque) et d’un chien fou (selon mes camarades) moi ! Une équipe qui respire la joie.

 

Quant à l’équipée des marcassins, il me donne l’impression de ne pas être en reste pour ce qui est de la joie. Ils ont un marcassin de moins (les chiens sont 7).

 

            Le capitaine des marcassins (celui qui doit avoir le plus gros groin !?!) nous fait voir les photos qu’il a faites en reconnaissance. Gros groin, husky et votre chien fou sont d’accord. On passe et on verra sur place s’il faut faire demi-tour ou non. Nous venons tous pour passer un moment très convivial. Alors plus il y a de loups et plus on hurle de rire.

 

Les deux joelettes se positionnent sur le départ pour 14 kilomètres dans les bois de Droue. La chienne timide et le chien bourré de vitamines sont les 2 chiens de tête. L’husky assure la commande derrière. Le fidèle compagnon met la main à la patte. 3 manquent à l’appel. Les tirs au flanc sont : le caniche organisateur, le chien assoiffé et le chien fou. Des canards boiteux donc !!! Le début se fait dans les singles de Droue près de la voie ferrée. Des arbres en travers nous obligent à lever la joelette (cela rappel le maxicross de Bouffémont). La progression est, du coup, relativement lente. Le terrain est accidenté. Lorsque les trailers devant passent entre  2 arbres. Le passage est trop étroit. Pas possible de découper en deux la joelette à la tronçonneuse. Je pense que le loup n’aurait pas été d’accord ! Un passage s’offre à nous sur la gauche. Enfin c’est le mot passage qui demanderait à être requalifié. Plus loin je connais c’est un amas de ronce et un enchevêtrement de bois. Passer la dedans, possible mais je ne suis pas sûr que ce soit du goût de tous les chiens de rentrer à la maison avec les pattes lacérées ! Il nous faut donc passer l’obstacle qui se présente à notre droite : juste là par dessus ces arbres couchés. 3 arbres sont couchés les uns sur les autres. Pas le choix, il faut lever notre joelette. Je cale le bras avant droit sur l’arbre le plus haut. Et je fais le tour pour rejoindre la chienne timide et le chien assoiffé. Vous pensez que je m ‘empresse naturellement à prêter patte forte. Pas du tout ! Alors que notre loup est en lévitation à plus de 2 mètres de hauteur, je cris : « Ne bougez plus, je fais une photo ! ». Quelques hurlements de chiens se font entendre tandis que le loup lui est aux anges. Ils me somment de me dépêcher, eux ne sont pas aussi fous que moi. M’enfin… Le loup revenu sur terre, la caravane reprend son chemin. Je me retourne. Je vois les marcassins s’interroger sur ledit passage. Je fais demi-tour pour leurs montrer la voie. Romain, notre caniche organisateur, me suit. Les tirs au flanc du départ se rachètent une conduite… Arrivée sur place nous faisons passer le 2ème loup en lévitation tandis qu’un marcassin filme l’opération. Il y a toujours un planqué dans les équipes ! La tâche effectuée, le caniche organisateur et le chien fou se dépêchent pour rattraper la petite meute de chiens. Ca grimpouille le long de cette voie ferrée. Pour faciliter la montée je pousse sur l’arrière-train du chien pousseur. La jonction est faite ! Le caniche organisateur et son chien fou ont réintégré l’équipée. Ah, une petite descente raide. Je prends les commandes devant. Pas de place pour tout le monde. Le passage se fait à un devant et un derrière. Les quadriceps sont sollicités. Il faut virer en bas à 90° sur le gauche. Je retiens le plus possible la joelette tandis que l’husky fait se qu’il peut pour suivre et maintenir l’assiette du loup. S’agit pas de lui faire manger une gamelle dès le début de la course ! C’est passé sans encombre. La course peut continuer. Après ce joli passage technique, le calme. Nous traversons Droue pour aller trouver la Palombière : Zone relativement marécageuse.  L’organisation a prévu un détour pour les joelettes car la zone est critique (passages très difficiles).

 

Nous voilà devant l’entrée de la fameuse Palombière. La sympathique signaleuse suit les consignes des organisateurs du trail. Elle nous invite à prendre le chemin de la déviation. Pas de chance pour son aura. Le chien fou est aux commandes devant. Je lui réponds : «  Non, je connais le chemin. On prend  la descente à droite. ». Et j’amène l’équipée dans la descente. Pas longue mais raide. Je retiens, comme tout à l’heure, la joelette comme je peux. L’husky aboie : « Va pas trop vite il faut que je te suive ». Le chien fou rassurant répond : « Je fais ce que je peux ». Je freine, freine. Un arbre est devant moi. Il faut tourner aussi. Freine. Tourne. Tourne. Ouf ma truffe passée à quelques centimètres de l’écorce. Pas le temps de souffler il faut continuer à freiner la descente n’est pas terminée. Enfin la terre ferme. Enfin pas si ferme que ça. Les marécages sont présents. Husky grogne ; Ces chaussures sont toutes neuves ! On, reprend le cortège à deux. Il ne faut pas se louper. A gauche les marécages. A droite la Drouette. Nous roulons au milieu sur le muret en béton. Plus de béton. Nous nous retrouvons dans le bourbier pour le plus grand plaisir d’husky… Les marcassins eux y trouveront surement leur bonheur. La technique est simple. On tire et on pousse sans s’arrêter. Bizarrement, les passages les plus larges sont les plus humides. Le chien fou est à son avantage : Pas de besoin de réfléchir, il faut tracer tout droit ! Derrière, la meute est aux aboies : Chacun essaye de poser la papatte sur la partie la moins humide. Sur les photos, vous pouvez observer ces chiens de salon  à l’œuvre. Pas des marcassins pour deux sous ! Le terrain s’affermit un peu. Nous passons sur des rondins. Pauvre loup : son arrière train est chahuté…. Maintenant pour sortir de ce piège à loup, il faut faire l’inverse d’une descente : Une montée. Nous sommes stoppés par des bipèdes. La file indienne s’est imposée à tout le monde. En haut, une fois le chemin retrouvé, je demande à être relayé. Les cuisses ont bien travaillé mais les épaules aussi. J’en profite pour décontracter les épaules. Le début de ce trail est diablement ludique.

 

Ah. Avec Jean nous nous retrouvons en terrain connu. Nous y avons laissé quelques traces de sueur dans la montée qui s’offre à nous. Dénivelé très intéressant pour travailler les trails de montagne. Jérôme va avoir une belle vue vers la cime des arbres. Bon, dans ces monotraces tortueuses autour des rochers, la seule solution c’est encore la file indienne. Des arrières trains vont encore se faire pousser ! Ca tire. Ca pousse. Le loup rit au milieu des chiens qui tirent la langue. Husky sonne le glas : Repos au milieu du single. Rassurez vous, nous sommes arrêtés à un endroit où les bipèdes peuvent passer. Les chiens sont bien éduqués ! On souffle. Une fois que nos langues ont retrouvées leur position initiale, nous repartons. Nous nous présentons devant un nouvel obstacle. Husky et le chien fou se rappellent de la photo de gros groin qui avait identifié ce passage délicat. Un grillage assez haut s’élève à gauche tandis qu’à notre droite un arbre se plante devant la meute mais avec une légère pente sur la droite. Husky s’adresse à ses chiens. Nous devons reculer pour démonter en toute quiétude les bras latéraux de la niche du loup. Nous amorçons quelques pas en arrière. Pendant ce temps un bouchon s’est créé. Sympa ces bipèdes vis-à-vis des canidés. Ils patientent lors de la manœuvre et nous encouragent. Le flot de trailers peut passer. Nous sommes prêts. Nous enlevons les bras et les donnons à la chienne timide et néanmoins souriante. Notre chien bourré de vitamines passe devant précédant le chien fou (s’entendent bien ces deux là. Le premier serait-il aussi fou ?). Nous levons la bête (la nôtre ne vient pas du Gévaudan !). De nouveaux, les trailers doivent attendre que la manœuvre se termine. Lever. Baisser. La roue de la joelette a retrouvé le sol. La joelette est remontée. Les chiens reprennent leur position traditionnelle dans ces bois de Droue : Ils se mettent à la queue-leu-leu. La descente est raide. Le chien bourré de vitamines tourne en rond : il attend le convoi avec impatience. Passation de pouvoir. Le chien fou vient de donner la joelette aux chiens bourrés de vitamines. L’avancée de la meute se fait ainsi avec parfois des chiens qui viennent prêter pattes fortes quand le chemin s’élargit. Chaud, chaud ce trail. Tient. C’est vrai. On en n’a pas !?! On n’a pas quoi ? Des show-show. Je viens de perdre pendant un court instant un peu de lucidité.

Le terrain devient plus accueillant. La meute se regroupe à la sortie du bois. Ca roule. Nous retrouvons le bitume. Les relais peuvent se faire avec plus de facilité. Le chien assoiffé passe devant. Son odorat ne l’a pas trompé le ravitaillement est là au bout de la ligne droite. Son objectif est clair : Se taper une petite lape de bière si possible. Je crois qu’il va être déçu… La meute repart. Mais qui est qui est celui qui traine au ravitaillement ? Non ce n’est pas le chien assoiffé, il a pu étancher sa soif. Il est avec la meute. C’est le chien fou qui discute avec les deux femelles bipèdes responsables du ravitaillement. Du coup, le chien fou est obligé de repartir à fond de train pur rattraper son retard. Un chien c’est fidèle, il ne laisse pas tomber ses compagnons. Nous montons les marches de l’église. Le loup a intérêt d’avoir ses crocs bien attachés. Nous nous dirigeons vers la réserve de Sauvage. Ce n’est pas pour nous, elle est interdite aux chiens. Alors vous pensez bien qu’un loup n’est pas le bienvenu. Nous prenons le chemin sur la gauche « 14km ». Le « 28 » ce n’est pas pour nous. Le loup agrémente la sortie de commentaires : « Sébastien, c’est Jean-Michel mais sans le bruit ». Effectivement le chien bourré de vitamines est aux anges. La force, qui est en lui, assure le tempo de la meute. Quant au chien fou, on ne peut pas dire qu’il retient ses efforts : Les petits poumons du vieux chien font un peu plus que ronronner (paradoxe du chien).

 

Un passage mythique du trail « entre chien et loup ». Le sable. La mer n’est pas présente ou n’est plus présente. De mémoire de loup, on ne se rappelle pas avoir vu du poisson depuis bien longtemps….  Pour le moment cela monte. Dans le sable tout le monde tire ou pousse la joelette.  Husky harangue sa meute. La roue de la joelette a changé de rôle : elle a plutôt tendance à freiner l’avancée. La trajectoire n’est pas rectiligne, la roue chasse, les pattes s’enfoncent. Les chiens ne sont pas à la fête. Leur déplacement ressemble plus à la démarche des canards. Le col est franchi. Nous pénétrons une fois encore dans la forêt pour trouver d’autres difficultés. Les monotraces positionnent la meute à la queue-leu-leu et ça monte. Je te pousse. Je ne sais pas pourquoi. N’oubliez pas le grain de folie qui m’anime. La chienne timide est devant moi. V’là t’y pas que je la chatouille. La chienne timide jappe et lâche la joelette. Sacré nom d’un chien, Sigrid est très chatouilleuse. J’arrête instantanément. On récupère l’assiette de la joelette. Le loup peut repartir tranquillement dans la bonne humeur. Les chemins redeviennent roulants. Les organismes respirent ; Faut bien récupérer. Personne ne s’en plaint.

La musique parvient aux oreilles bien développées des canidés. En attendant notre os, il faut passer les derniers obstacles. Après avoir fait glisser notre loup à travers un joli sous-bois, nous nous retrouvons en face d’un petit mur tortueux. Nous tirons, poussons, soulevons le roi loup. Au milieu de l’obstacle, la joelette est bloquée. Le loup voit sa truffe se rapprocher chaudement des orties. Jérôme en a vu d’autres : Il reste calme comme un vieux loup de mer. Le chien fou se dégage pour aller retrouver le chien bourré de vitamines placé devant. Tous les deux nous tirons, décalons la joelette pendant que derrière les autres chiens font tout leur possible pour pousser et maintenir l’assiette du loup. Les rondins enfoncés dans le sol nous sauvent. Les pattes postérieures peuvent rester fermement en contact avec le sol tandis les pattes antérieures tirent la niche de notre loup. Après cet effort physique, la meute peut prendre le chemin de l’arrivée. Il n’est pas de tout repos mais est ludique. La salle se présente à nos yeux. Nous faisons le tour. Et l’arche est là pour nous accueillir à bras ouverts.

Alors que le 1er bipède Chuberre Loïck met 1 heure et 32 secondes, la meute heureuse passe la ligne d’arrivée 56 minutes plus tard.

 

131 CLEMENT Sebastien     PETITES FOULÉES SPARNONIENNES   Un chien

132 CHEVALLIER Jérome   CHARTRES HANDISPORT ET LOISIRS   Le loup

133 HENRY Frédéric            CHARTRES HANDISPORT ET LOISIRS   Un chien

134 JATHIERE Francis         CHARTRES HANDISPORT ET LOISIRS   Un chien

135 DORANGE Romain       CHARTRES HANDISPORT ET LOISIRS   Un chien

137 BAUD Jean-Michel         PETITES FOULÉES SPARNONIENNES   Un chien

138 AMANN Jean                 PETITES FOULÉES SPARNONIENNES   Un chien

139 JAUTARD Sigrid            PETITES FOULÉES SPARNONIENNES   La chienne

 

L’équipe des marcassins : pour leur premier trail 2 heures 28 minutes et 27 secondes

171 FACON Olivier                        LES MARCASSINS DU COEUR

172 DELAROCHE Jérémy                       LES MARCASSINS DU COEUR

173 JACOMET Patrice                   LES MARCASSINS DU COEUR

174 LEFEVRE Sébastien             LES MARCASSINS DU COEUR

175 PERBOST Jean-Philippe      LES MARCASSINS DU COEUR

176 PRIMKE Martin                                   LES MARCASSINS DU COEUR

177 VIEILLARD Laurent               LES MARCASSINS DU COEUR

 

 

En Solo, résultats des 2 associations sur le 14km :

47 CLAIRAMBAUD Didier            01:26:56 9.66           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

105 JATHIERE Ludivine               01:43:20 8.13           CHARTRES HANDISPORT ET LOISIRS

125 CHANCEL Alexandra                        01:50:13 7.62           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

148 MARIE-DIT-DALE Myriam     01:59:11 7.05           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

163 ROQUET Laurent                   02:07:47 6.57           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

 

En Solo, résultats des 2 associations sur le 28km :

1 SCALLIET Matthieu        02:16:54 12.27         AS CERIB/ PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

44 RIVIERRE Isabelle       03:06:47 8.99           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES & 3ème féminine

109 DALLON Xavier           04:07:29 6.79           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

110 DUPONT Christophe 04:07:52 6.78           PETITES FOULÉES SPARNONIENNES

 

Jean-Michel

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