JMB_Zenitram_2015

            C’est encore votre Président qui vous relate une p’tiote sortie : 21 kilomètres. Pourquoi si peu aujourd’hui. Ah oui, je viens de lire son article précédent : Il y a 2 semaines il a participé à un 33 kilomètres. Il doit être un poil fatigué notre chef. Et bien pas du tout. La ZenitramDay est le trail le plus proche du domicile que je puisse faire. Alors soignons nos courses locales. Avec Jean nous innovons cette année avec un trail deux en un ; Nous nous sommes inscrits au 24 kilomètres mais nous participons au 9 kilomètres aussi. Comment est-ce possible ? Les neuf premiers nous le courrons avec les copains du CHL28, puis, nous reprenons le circuit du 21, histoire d’être sûr que nos jambes en aient pour leur argent…

            Comme chaque année le bal est ouvert par le canicross. Nathalie s’affaire à habiller notre Joël : Ce grand gaillard ne sait toujours pas mettre son T-Shirt dans son short ! Les chiens aussi s’affairent. Enfin eux, ils se reniflent quand ils ne sont pas trop excités. Patrice, T-Shirt rouge dossard 371, fait sensation : V’là une petite chienne qui va devoir tracter un poids autre que plume. Avec la Joelette nous nous plaçons juste avant le virage. Ainsi notre Jérôme va pouvoir passer la vingtaine de concurrents précédés de leur chien. Le virage est amorcé avec plus ou moins de maitrise : Patrice sert bien la corde (je parle du virage) tandis qu’un gros chien entraîne sa petite maitresse vers les spectateurs.

            C’est à nous. Il y a trois jeolettes qui participent à ce trail. Nous nous plaçons en fin de peloton. Les ceusses qui font le 9 kilomètres vont partir bien vite. Il ne s’agit pas de se faire piétiner ! Avec Jérôme nous innovons aussi : C’est notre premier trail. 4 chevaux pour tirer et pousser la joelette de Jérôme : Deux pur-sang, Francis et Mickaël, et deux sangliers, Jean et moi-même. Francis prend les commandes en tant que musher. Dès le départ, nous devons nous frayer un chemin. On roule sur les plates-bandes à gauche et mon appendice vocal tend à écarter les concurrents qui sont devant nous. Très rapidement la Joelette prend des tours. Les 100 premiers mètres de chemin ne nous a pas ralentis. C’est le début vous allez me dire. Maintenant on est sur le bitume et en montée. Je sens une poussée. C’est Francis qui impose quelques chevaux vapeur de plus. Nous avons perdu le patron : Romain. Nous doublons tandis que quelques concurrents médusés nous regardent passer. A ma gauche, Mickaël a l’air d’être tranquille. L’animal, il a des jambes ! Quant à jean, je ne sais pas. Je ne l’entends pas. Pas étonnant me direz-vous avec le boucan que je dois faire. Exacte. J’entends Jérôme faire quelques commentaires à ce sujet. Peux pas répliquer, faut que je respire… En haut du faut plat montant nous sommes à près de 14km/h. Le ralentisseur de l’entrée d’Ymeray nous oblige à lever le pied ; et bien vlà une expression mal ta propos !  Nous devons baisser la garde. A 12km/h, Jérôme peut apprécier l’obstacle… Nous nous inquiétons au sujet de son confort. Heureux. Il est heureux de se faire secouer. Sacré Jérôme ! Un autre sacré luron, Francis. Il pousse encore en disant qu’il fallait profiter de ce bitume très roulant. Alors tout le monde accélère. Un bout de descente. Et hop, on vient de griller le 15km/h. Si je ne fais pas péter mes poumons aujourd’hui j’aurais de la chance !!! Nous abordons la première montée. Je dis à Francis qu’il faut ralentir car on ne pourra pas tenir ce rythme les 9 bornes. 11 km/h. On peut respirer !

            Première descente. On réduit encore la vitesse, c’est plus sage. On doit retenir notre joelette sinon Jérôme risque de nous doubler. Et ce n’est pas sûr que Jérôme puisse prendre le virage à droite en bas de la descente !?! Nous devons refaire une petite boucle car nous ne pourrons pas monter le raidillon de l’épreuve. C’est que je me serai bien tracté notre Jérôme  avec des cordes ; Jean dit, à ce sujet, que je suis fou. Donc on retrouve les bipèdes que nous avons doublés. La première partie présente une succession de côtelettes et de plats. Dans les zones de plat, nous essayons de passer par la zone la plus roulante. Pas toujours facile. Jérôme lui apprécie : ce trail c’est moins monotone que le semi de Chartres. D’accord mais on en ch…. Plus !

            Dans les champs, en surplomb de Talvoisin, nous roulons sur une barre de fer. C’est bon, le pneu a tenu. Virage à droite. Le chemin est en légère descente. Peut souffler un peu. Pas bien longtemps. Nous avons un petit raidillon à monter. Puis une descente qui se termine par un virage à droite avec une zone de boue. Impossible de prendre un peu d’élan pour aborder la plus longue montée du parcours. Nous sommes à peu près à mi-parcours. L’épopée continue… Notre vitesse décroit : 8km/h en bout de col ! Un bout de petit plat ; Celui-ci nous amène vers un single. Va falloir l’aborder avec un peu de prudence : C’est un « S » assez serré et en descente. Ce n’est peut-être pas nécessaire de mordre la poussière avec la joelette ! Les années précédentes, un photographe prenait des photos à cet endroit. La joelette est comprimée. Francis a tendance à pousser la joelette tandis que mes cuisses la retiennent. Personne ne glisse dans le « S ». Tout le monde peut se remettre à courir dans le même sens !

            Dernière difficulté avant l’arrivée : La montée de la rue des marelles. Un pur-sang et un sanglier pour pousser        . Un pur-sang et un sanglier pour tirer. Je ne sais ce qui en est pour mes camarades, mais pour ma part je tire la langue (et ce n’est pas pour être discourtois). Francis, nous harangue : allez c’est bientôt la fin, on en remet une couche. Et, c’est qu’il nous reste, à Jean et à moi-même,  encore une bonne douzaine de kilomètres. Que nenni. Dans le chemin du poirier, la joelette se retrouve propulsée à plus de 12km/h. Virage à droite sec. Je salut les signaleurs et leur dit à bientôt. Plus que de la descente. Encore une poussée. Va finir par décoller pour mettre notre Jérôme en orbite ! 13km/h. Pas vraiment suffisant pour atteindre la lune. La dernière ligne droite. L’arche d’arrivée est là. Elle nous attend. Top chrono : 51 minutes et 23 secondes pour faire 9,1 kilomètres. Jérôme est heureux. Nous positionnons 68ème place sur 151 arrivants. Le patron, Romain, arrive après 3 minutes plus tard ; On ne peut pas faire confiance aux patrons pour mettre la main à la patte !!!

Résultats des Petites foulées :

9km canicross :        2ème Colas Joël en 29mn et 28s

9km :                          91ème Marion Xiberras en 54mn et 18s

                                   109ème Gaujard Véronique en 59mn et 25s

            Euh… ce n’est pas fini. Je crois qu’il y a encore un peu de lecture. Et oui. Je vous avais prévenus : aujourd’hui deux trails en un !

           Nous devons continuer : Jean et moi-même lâchons la joelette pour retrouver le chemin du poirier. Sur le retour je rencontre la 2ème joelette. Je félicite nos compatriotes : C’était la première fois qu’ils faisaient une course avec une joelette. Alors choisir un trail comme première ce n’est plus du courage mais de la témérité ! Ca y est je reprends le trajet du 21km. Un p’tit coucou aux signaleurs placés au croisement du chemin du poirier. Une petite côte encore. Les tours reprennent du service ; Un début timide, il faut bien faire oublier aux cuisses les 9 premiers kilomètres. Puis la foulée reprend du service. Je vois des concurrents devant moi. Le cerveau n’a qu’une envie : Les rattraper. Les jambes crient ola ! Les rôles sont inversés. Des concurrents sont effectivement rattrapés et doublés par une machine bien bruyante. Après avoir longé les champs je me redirige vers le podium. Avant d’y arriver, il faut traverser un petit sous-bois. Son chemin est généralement boueux. Cette année ça va : Le temps a été plutôt sec ; Ca glisse sans plus. La machine continue son petit bonhomme de chemin. Bizarrement je me sens plus léger !

            A côté du podium je retrouve Romain. Il m’informe que nous avons perdu un pied de la joelette. Mon cerveau fait tilt de suite. Ah, je sais : Nous avons roulé dessus derrière Talvoisin. Je te le ramène. Ce n’est pas la première fois que je perds des affaires dans un trail ou juste avant (voir récit Archive Manif. sportives 2010-2011 Samedi 14 mai 2011 : Bretagne Ultra Trail). Une petite halte au ravito. Faut bien reprendre du service. Et je pars pour la même boucle du 9km. Enfin presque, cette fois-ci je vous pouvoir taquiner le mur avec sa corde. Juste avant la montée de la corde je retrouve notre Christophe. Il est le premier à se présenter devant le mur ; Je suis surpris le malheureux prend le côté droit : côté opposé à la corde. Plus très lucide le gars. Pour ma part, je choisis la facilité, le côté gauche. Nous faisons parti de la même association mais nous n’avons pas la même technique ; Donc j’enjambe la corde de manière à la positionner entre mes jambes. J’attrape la corde avec mes deux mains. Puis je n’ai plus qu’à monter en rappel. Je me retrouve en haut de la butte en même temps que Christophe. Ah ces jeunes impétueux : Ca brûle des calories pour rien ! Christophe, en homme attentionné et poli, me laisse passer devant. Les vieux d’abord… Je n’ai plus qu’à courir, non pas vers le Graal (personne ne l’a encore trouvé), mais vers le pied de la joelette. Arrivé dans ledit chemin (celui où est sensé se trouver le pied), mes yeux scrutent le sol. A l’endroit où devait se trouvait le pied je le retrouve : Non pas au milieu du chemin comme je pouvais le croire, mais, sur la gauche du chemin. Je m’arrête pour le récupérer. Maintenant gare à celui qui veut me doubler, je suis armé !!!

            Dans ces champs, la vue porte loin. Les amateurs du 21 kilomètres ne sont pas très nombreux. Nous nous suivons en file indienne mais séparés de quelques centaines de mètres. L’allure est encore bonne. A un peu plus de 12km/h, le pied passe de la main gauche à la main droite. Je retrouve la rue des marelles. C’est bizarre, j’ai du m’accommoder de cette difficulté, je la monte avec moins de peine !?! Je continue de doubler quelques égarés. Bientôt le final. Le virage à droite. Le bitume en descente. J’allonge la foulée. Pas tant que ça ! Le rythme des deux pur-sang a laissé quelques traces dans les jambes. 13 km/h je m’en contente. Je sais avec la joelette, nous étions à 1 km/h de plus. Mais nous étions tractés par deux chevaux ! Le dos d’âne. Faut tourner à gauche. La descente. Encore une gauche à prendre ! Je retrouve le chemin de départ. Il y a moins de monde. Je tente d’allonger une nouvelle fois ma foulée. Plus qu’une centaine de mètres. Et voilà. Je finis ce petit trail. Je vais pouvoir rendre le pied de la joelette à Romain. Malgré qu’on lui ait roulé dessus, il est en bon état : Pas une marque.

Résultats des Petites foulées :

21km :            18ème Gautier Valéry en 1h 43mn et 09s

                        33ème Campion Thierry en 1h 54mn et 39s

                        37ème Baud Jean-Michel en 1h 56mn et 32s

                        47ème Dupont Christophe en 2h 01mn et 19s

                        48ème Amann Jean en 2h 01mn et 57s

62 arrivants et le premier, Lhoste Aymeric, a couru les 21 kilomètres en 1h 21mn et 45s.

A bientôt

JMichel

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