Marathon Mont Saint Michel 2010

Chantal :

"Mois de mai 2010, mon 1° marathon j’en rêvé, oui c’est vrai je l’ai terminé. Finalement ce n’est pas  difficile, bien préparée sur les conseils de Didier  avec un programme personnalisé. Jusqu’au 32 ème km très bien j’étais dans mon temps 10km/h, je ne voulais pas y croire super !  32-35 problème technique dommage, bref je perd trop de temps , je repars et termine très bien . A l’arrivée mal aux genoux , pas plus .J’envisage de  participer à l’édition de 2011, en travaillant la piste. C’est une ambiance super. Qui veut venir courir avec moi ? "

Thierry :
"Après le marathon de Vannes (octobre 2009) fait avec Joël, Didier et des collègues (et surtout ami(e)s), le rendez vous était pris pour celui du Mont : la date correspond bien à la sortie de l'hiver et les courses qui précèdent
(semi, 10 km...) permettent une bonne préparation. Ce marathon, je décide dès le début qu'il ne sera pas comme les autres et que je le ferai "en touriste", sans forcer, histoire d'en profiter un maximum.
Restait plus qu'à suivre le plan du coach (merci Didier au passage !) le plus possible afin de se préparer au mieux.
Hébergés par une amie sur Rennes qui courait avec nous, nous avons débarqué chez elle à 3 le samedi midi. Récupération des dossards l'après midi à St Malo sous un beau soleil mais déjà le vent souffle fort et nous laisse présager de ce qui nous attend le lendemain...peu importe on a signé !
Pasta party faite entre amis à Rennes et couchés tôt
pour pouvoir assurer le lendemain (je suis le seul a avoir véritablement dormi...peut être les 3h de conduite le matin ou le manque de stress ?).
7h20, sur le parking à Cancale...il ne nous reste plus qu'à déposer nos sacs (poubelle) offert dans notre "pack marathon" la veille pour le vestiaire afin de récupérer nos affaires à l'arrivée et attendre le coup d'envoi à 8h30. Quelques animations sur le port avec des jongleurs, cracheurs de feu... nous font patienter (la foule des participants grossie de plus en plus). On distingue au (très) loin le Mont saint Michel : normalement à vol d'oiseau, il ne devrait pas être plus près ???
:-)
Ça y est ! C'est parti (me suis placé derrière le groupe des 4h00 volontairement, histoire de ne pas s'exciter et partir trop vite : y a un paquet de monde à doubler comme ça :-)
La ligne de départ est franchie au bout de 2 min (regardez la vidéo du départ, vous vous rendrez compte du monde).
Tout se déroule sans encombres, même la côte qui nous fait sortir du port se passe facilement. A priori personne ne l'a trouvé trop dure (normal, vu l'allure pépère obligatoire). Le vent se fait sentir dès la sortie de Cancale. Au 7ème kilo, une petite pointe dans le mollet droit...reste d'une ancienne contracture ? On verra bien...
Je dépasse tout le temps tranquillement (5min/km à peu près)...ballon des 4h00 puis 3h45...je profite de la course, de l'ambiance !!!
Des spectateurs tout du long (surtout dans les villages) qui applaudissent et encouragent alors que ça fait un moment que les premiers sont passés. Je fais des détours pour taper dans la main des enfants qui tendent la leur :-)
Au 18ème, une caméra de France 3 (et oui, c'est à cause d'eux que le départ a été avancé d'une demi-heure), je fais coucou pensant "on ne sait jamais, les enfants sont peut être devant la télé".
Le vent est toujours là, tantôt de face, tantôt de 3/4 : je ne m'abrite pas derrière un groupe car je continue ma progression.
Au 27ème, alors que les mollets sont déjà bien durs, v'la le genou gauche qui s'en mêle (effet essuie-glace = tendinite)...je serai obligé de composer avec jusqu'à l'arrivée en privilégiant le côté gauche de la route (je continue cependant à doubler en ayant parfois une drôle d'allure de course pour éviter au maximum la douleur).
6 km avant l'arrivée, ENFIN on distingue bien le Mont qui nous fait face : une envie d'accélérer me prend mais trop vite mes jambes et le genou me rappellent à l'ordre...tant pis, on continuera sur ce rythme.
Le finish (3 km de ligne droite jusqu'au Mont) se fait tant bien que mal avec toujours autant d'encouragements de la part des spectateurs, je cours toujours sans m'être arrêté et sans avoir marché cette fois ci. J'encourage les marcheurs qui, du coup pour certains, se remettent à courir et me doublent mais pour quelques dizaines de mètres seulement (une fois qu'on s'arrête, c'est dur de relancer la mécanique).
L'organisation est vraiment au top, tout est là : ravitaillements en nombre, personnel médical, bus pour les abandons (y en a un sacré paquet).
A l'arrivée, je retire le bout de scotch "anti stress"  (astuce de Joël) placé sur ma montre depuis la veille pour enfin voir le temps : 3h38min. Bien ? Pas bien ? M'en fiche !
Donc, en résumé, très content de ma course, contrat rempli en ce qui concerne la prise de plaisir et...cerise sur le gâteau, en rentrant à Cancale par la navette
j'apprends au téléphone que les enfants étaient devant l'écran quand je leur ai fait coucou (que du bonheur !)"
Le détail de ma course pour les plus curieux : ici
Le lendemain soir, le rdv pris avec la kiné initialement pour un massage récup se transforme en "réparation" et un conseil très appuyé de repos ces prochains jours...on essaiera car bientôt c'est le RAID !"
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